"Cinquante-deux ans ! Grand Dieu ! La vie de Max serait pour ainsi dire derrière lui - la sienne aussi. Du moins, peut-être pas derrière, car pourquoi ne pas arriver à l'âge de quatre-vint-dix ans, mais tout de même passée de l'après-midi au crépuscule....
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"Il voyait ses chaussures avancer, chacune à son tour, et soudain il fut conscient de la rotation de la terre : il était obligé de marcher pour rester à la même place. Mais au bout d'un moment, la rotation s'accéléra et il dut marcher plus vite pour compenser,...
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"Un véritable mythe grec finit sur une note tragique. Mais les Américains ne perdent jamais le moral. Ces derniers temps, chaque fois que nous parlons de Milton, ma mère et moi en venons à la conclusion qu'il est parti juste à temps. Il est parti avant...
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« Balthazar assis dans le coin de la salle à manger éclairée aux bougies. Pendant que Beefy chasse dans ses gambades toutes les désillusions qu’il a endurées. Il continue à vivre, comme si l’univers rebondissait quand on le lâche par terre. Je connais...
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"Je ne m'étais jamais lassée de Pearl. Je ne m'en serais jamais lassée. J'aimais tout en elle, même son écriture arrondie et ses souliers de toile blanche. Chaque poil de son corps. Son effarement devant les poissons tropicaux. Sa terreur de l'eau. Tout....
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"Une femme de trente-cinq ans, à l'âge des grandes passions violentes, qui conserverait seulement un rien de la mièvrerie caressante de ses amours de vingt ans, qui ne comprendrait pas qu'elle doit s'exprimer autrement, embrasser autrement, qu'elle doit...
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À Joris-Karl Huysmans La blême lune allume en la mare qui luit Miroir des gloires d’or, un émoi d’incendie. Tout dort. Seul, à mi-mort, un rossignol de nuit Module en mal d’amour sa molle mélodie. Plus ne vibrent les vents en le mystère vert Des ramures....
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Les roses jaunes ceignent les troncs Des grands platanes, dans le jardin Où c'est comme un tintement soudain D'eau qui s'égoutte en les bassins ronds. Nul battement d'ailes, au matin ; Au soir, nul souffle couchant les fronts Des lis pâlis, et des liserons...
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"Après une brève cérémonie à la mairie, je la conduisis au nouvel appartement que j'avais loué, et là, à sa stupéfaction, je lui fis endosser, avant de poser les mains sur elle, une grossière chemise de nuit de fillette que j'avais réussi à subtiliser...
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"Ce bonheur profond et doux qui serait de vivre longuement tout près de son visage, j'en ai eu l'autre soir un avant-goût. En jouant, elle a renversé sa face vers moi, à portée de mes lèvres. J'ai enfin pu scruter d'un regard amoureusement ciseleur ses...
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