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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 07:19

Il est terminé :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/sampler_printemps_ob.jpg


La broderie mesure 181 points de côté; elle contient du point de croix, du demi-point de croix et du point arrière. Elle est disponible sur le site dans la catégorie "Saisons" (deuxième page).

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 07:21

«          J’en suis venu à considérer l’année suivante comme celle où nous trouvâmes tous un accommodement avec notre vie, aussi amère fût-elle. Non pas que nous parvînmes à la sérénité, mais plutôt que nous cessâmes de lutter, tous les trois – Lucy, Jack et moi. Ou peut-être dois-je dire Lucy et moi. Jack avait arrêté de lutter des années auparavant. Je crois que c’est pour cette raison qu’il était encore en vie.

            - L’âge mûr, c’est quand on abandonne la lutte, me dit Dorothy Cameron après que je me fus confié à elle. La sagesse conventionnelle soutient qu’on ne devient adulte qu’à quarante ans, mais les vieux savent que mûrir consiste en fait à renoncer. La maturité, c’est la passivité en robe de soirée.

            - C’est une horrible façon de se dégonfler, vu sous cet angle, déclarai-je. Lâcher les rênes comme ça, après avoir dirigé sa vie pendant tant d’années…

- Mais on ne l’a pas dirigée. On devient enfin adulte lorsqu’on comprend qu’on ne l’a jamais fait. On cesse de se tortiller comme une grenouille embrochée, on se laisse emporter par le courant. On arrive aussi vite et on se sent beaucoup mieux pendant le voyage.

            En quittant Dorothy, je me sentis nettement moins admirable et beaucoup plus mou mais je me rendis compte que la dérive à laquelle nous cédions tous était peut-être plus douce que nos efforts angoissés, désespérés pour devenir meilleurs. Nous ne ferions ainsi le bonheur de personne – et surtout pas le nôtre – mais pour moi comme pour Jack et sans aucun doute pour Lucy, dont le feu était enfin éteint, cette stase avait une certaine douceur, comme un port sans attrait où l’on aborde après des années d’une magnifique tempête. Je crois que si j’avais alors entendu un dernier grand appel à la vie et à la gloire, j’aurais fait demi-tour et me serais enfui. »

 

Anne Rivers Siddons (née en 1936), Peachtree Road – traduction de Jacques Martinache

 

http://1.bp.blogspot.com/_8O2Z1EMzM_Q/S6n4LzQ2u7I/AAAAAAAAATo/jKBghkwle0k/s1600/groupe+1+_friedrich-naufrage.jpg

 

Caspar David Friedrich (1774 - 1840), Le naufrage de l'Espoir

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 06:11

brodée en quelques heures, un modèle de JBW Designs, destiné à faire un coussinet de porte pour la chambre de mon fils :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/bunny_alban.jpg


Le modèle est brodé en DMC 160 et 161 sur une toile bizarre retrouvée dans mes cartons (aïda 8 ? étamine un peu joufflue ?) Je ferai la couture à la main, je ne vais pas sortir la machine pour si peu, hein... (je suis autant à l'aise avec ma machine à coudre qu'un vampire avec une gousse d'ail)

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Published by Agnès - dans Ouvrages
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 09:56

Magnifiquement réalisé par Fabienne G., le portrait d'une belle princesse consciente de son charme :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/lara_finie.jpg


À titre de comparaison, la photo d'origine :


Lara_photo

 

Merci à vous Fabienne d'avoir partagé

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 06:12

Mon projet de sampler aux frises avance doucement, j'improvise tout à main souris levée et comme je ne ne suis pas familière du procédé je doute beaucoup :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/losange_printemps_1407.jpg


Il reste à faire le milieu; je songe à une étagère surmontée d'une couronne de forsythia, avec un lapin en porcelaine, un nichoir, des muscaris en pot...

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Published by Agnès - dans Créations
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 04:50

http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/14_juillet.jpg

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Published by Agnès - dans Je m'amuse
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 05:31

Il m'a été demandé de créer des modèles d'après des planches botaniques - mes trois premières créations (en 2002, ça ne nous rajeunit pas ma pauv' Lucette) avaient été dessinées à la manière des gravures anciennes :





Je viens d'y ajouter l'églantier, qui devrait permettre à Martine d'avancer son grandiose projet de calendrier républicain :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/eglantier_ob.jpg


La broderie fait 65 x 99 points et comporte 24 couleurs DMC; tous ces modèles sont disponibles dans la catégorie "Planches botaniques". Bientôt y figureront également un platane et un charme.

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Published by Agnès - dans Créations
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 09:11

Très jolie interprétation d'une des Créations de la Salamandre, que nous devons à la talentueuse Cath, alias Cheftribu :



Cath a brodé l'effraie sur une toile de lin gris/bleu à 11 fils au centimère, avec un fil dégradé de l'Atelier du Pic vert appelé "Nuit en forêt"... merci à toi Cath d'avoir partagé  F_05BL_1

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Published by Agnès - dans Créations
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 06:22

            « Ces vendredis soir où je partais avec la Fury, orchidée blanche à la main, donnaient presque plus de satisfaction à mes parents que tout ce que j’avais jamais fait, ce qui me rendait obscurément agressif et maussade. J’allais au bal d’humeur morose mais vêtu correctement. Mon père m’avait conduit chez John Jarrell pour m’équiper d’un magnifique smoking, le seul que j’aie jamais possédé. Je le portais sur une chemise à plis d’une blancheur aveuglante, avec un col mou et des manchettes. Une large ceinture et un nœud papillon de satin noir complétaient ma tenue, à laquelle les boutons de manchettes en or et onyx ainsi que les boutons de chemise en nacre de mon grand-père Redwine ajoutaient une note élégante. 

Ma mère me les avait offerts pour le premier bal de la saison et avait insisté pour les fixer elle-même sur ma chemise. Tandis qu’elle se penchait vers moi, je sentais la fragrance douce-amère de « Calèche », d’Hermès, qui était son parfum cet automne-là, et l’odeur de fleur, propre et légère, du shampoing qu’utilisait son coiffeur. N’ayant pas l’habitude d’être aussi près de ma mère, j’éprouvai une puissante envie de la repousser et de m’enfuir. Elle se tourna à demi, je fermai les yeux pour ne pas voir le sillon nacré de ses seins dans son décolleté en forme de trou de serrure. Elle se redressa, posa les mains sur mes épaules, bras tendus, et m’examina de ses yeux sombres voilés de larmes.

- Mon bel homme, fit-elle. Mon petit blondinet devenu grand qui part courir le monde en laissant sa maman seule. Cela me fend le cœur que tu me quittes, Sheppie.

Comme je n’allais pas plus loin que le coin de la rue pour chercher Sarah et parcourir ensuite cinq kilomètres au maximum, je trouvai ces larmes sans objet et me sentis gêné de ce brin de mélodrame monté à mon intention.

            - Je ne vais nulle part, maman, soupirai-je.

            - Si, Sheppie, dit-elle avec son sourire d’odalisque. Tu iras très loin dans la vie, je l’ai toujours su. Ton père ne s’en rend pas compte, moi si. Tu es un garçon très particulier, et tu seras un homme très particulier aussi. Doux, sensible, plein de talents. Et tellement beau ! Regarde-toi. Tu es aussi beau que Leslie Howard ce soir avec ton smoking neuf. Oh ! je suis jalouse, Sheppie. Toutes les filles seront folles de toi. Je parie que la moitié d’entre elles sont déjà amoureuses de toi. Tu feras un merveilleux mari et tu oublieras ta pauvre mère. Mais un jour, tu verras qu’aucune femme ne t’a aimé comme elle.

            Elle se pencha pour m’embrasser, les yeux mi-clos, avec un sourire que je ne lui avais jamais vu, lent et secret, se déployant comme un tentacule. Pris de panique, je me dégageai, me tournai vers mon reflet dans le miroir. Un homme blond aux yeux ahuris me regardait, grand, violemment effrayé. Il me parut si totalement étranger que, pendant un instant, je me sentis totalement déplacé dans ma propre peau. Puis ma mère partit de son rire indulgent et le monde reprit sa place en tournoyant. »


Anne Rivers Siddons (née en 1936), Peachtree Road – traduction de Jacques Martinache

 

http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/sphinx.jpg

 

Gustave Moreau (1826 - 1898), Œdipe et le Sphinx (détail) 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:33

Petite avancée sur les "Tournesols" d'Helen Wind :


http://sd-5.archive-host.com/membres/images/164353825412355948/tournesols_1007.jpg


Je dois l'avoir terminé dans un mois parce que je souhaite l'offrir... haut les coeurs, malgré la chaleur...

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