Vendredi 4 avril 2008
Aujourd'hui je souhaiterais vous parler d'un des rares tableaux qui mettent en scène un requin; il y a quelques mois je vous avais montré
The Gulf Stream et Watson and the
shark; aujourd'hui c'est le tour d'un dessin tout à fait bizarre, que j'ai trouvé par hasard :

Intitulé Deep Sea Diver with a Mermaid and a Shark, il est désigné comme appartenant à l'école française et daté du XVème siècle; je pense que la date est évidemment fautive puisque le scaphandre peint ici n'a été en usage qu'à partir du début du XIXème siècle. Je n'ai pas réussi à trouver d'autres informations concernant l'auteur ou l'époque de ce tableau, mais tout complément sera le bienvenu...
Je trouve l'ensemble formé par le scaphandrier, la sirène et le requin particulièrement dérangeant; l'homme assis a une silhouette massive, pataude, et son absence de visage rend encore plus obscène la manière qu'il a de contraindre la sirène - celle-ci a une attitude un peu ambiguë, puisqu'elle enlace une des jambes du scaphandrier avec sa queue, mais repousse en même temps ses attouchements. Le regard est attiré par l'étoile de mer blanchâtre, qui a l'air d'être étendue, comme morte, sans doute après un coup de la pioche posée à gauche. Un crabe s'est lancé à l'assaut de la chaussure droite du satyre du fond des mers, mais pour la sirène, le salut viendra du squale qui s'apprête à trancher le câble du scaphandre - causant rapidement quelques problèmes d'ordre circulatoire au vilain monsieur...
C'est le premier tableau que je rencontre où le requin hérite d'un rôle positif; certes comme toujours il sème la désolation mais dans ce cas-là il joue le rôle du sauveur et du défenseur de l'opprimé - alias la jolie sirène bien en chair qui aurait dû réfléchir avant de s'asseoir sur les genoux d'un inconnu. Le squale en lui-même est très bien peint, et présente un mouvement ondulant tout à fait réaliste. Les tons rouille sont dominants, et ajoutent à l'impression de sensualité et de malaise; une diagonale de taches claires se détache, avec le ventre du squale, le reflet sur le casque, la hanche de la sirène et l'étoile de mer. Bref, une curiosité que j'avais envie de partager avec vous...

Intitulé Deep Sea Diver with a Mermaid and a Shark, il est désigné comme appartenant à l'école française et daté du XVème siècle; je pense que la date est évidemment fautive puisque le scaphandre peint ici n'a été en usage qu'à partir du début du XIXème siècle. Je n'ai pas réussi à trouver d'autres informations concernant l'auteur ou l'époque de ce tableau, mais tout complément sera le bienvenu...
Je trouve l'ensemble formé par le scaphandrier, la sirène et le requin particulièrement dérangeant; l'homme assis a une silhouette massive, pataude, et son absence de visage rend encore plus obscène la manière qu'il a de contraindre la sirène - celle-ci a une attitude un peu ambiguë, puisqu'elle enlace une des jambes du scaphandrier avec sa queue, mais repousse en même temps ses attouchements. Le regard est attiré par l'étoile de mer blanchâtre, qui a l'air d'être étendue, comme morte, sans doute après un coup de la pioche posée à gauche. Un crabe s'est lancé à l'assaut de la chaussure droite du satyre du fond des mers, mais pour la sirène, le salut viendra du squale qui s'apprête à trancher le câble du scaphandre - causant rapidement quelques problèmes d'ordre circulatoire au vilain monsieur...
C'est le premier tableau que je rencontre où le requin hérite d'un rôle positif; certes comme toujours il sème la désolation mais dans ce cas-là il joue le rôle du sauveur et du défenseur de l'opprimé - alias la jolie sirène bien en chair qui aurait dû réfléchir avant de s'asseoir sur les genoux d'un inconnu. Le squale en lui-même est très bien peint, et présente un mouvement ondulant tout à fait réaliste. Les tons rouille sont dominants, et ajoutent à l'impression de sensualité et de malaise; une diagonale de taches claires se détache, avec le ventre du squale, le reflet sur le casque, la hanche de la sirène et l'étoile de mer. Bref, une curiosité que j'avais envie de partager avec vous...




