... comme aurait dit saint Jérôme...
Juste un petit mot pour vous dire que je reçois beaucoup de messages concernant le calendrier perpétuel, auxquels je m'efforce de répondre
aussi rapidement que possible... J'en reçois de très gentils, et aussi de très désagréables et très énervés parce que tous les mois ne comptent pas trente-et-un jours, parce qu'il manque les
jours de la semaine, parce que le calendrier ne pourra pas servir, parce qu'on ne sait pas le monter, parce qu'on ne peut plus trouver les mois de janvier et février (et qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!?)... Je remercie en tout cas toutes celles qui ont laissé un mot gentil ici ou sur le site, et je dirais aux
autres, pour paraphraser l'épitaphe de Willy Brandt : "Nous avons fait de notre mieux"; ce sera cependant difficile de vous rembourser si vous n'êtes pas satisfaites : il s'agit d'un modèle
gratuit...
Aujourd'hui c'est l'article n° 300 que je publie. Pour fêter ça hier, j'ai eu la surprise d'être prévenue par une amie très chère que trois de mes grilles se
trouvaient en téléchargement illégal sur un forum asiatique - fichiers mis gracieusement à la disposition de toutes par un pseudo bien connu du monde des brodeuses. Renseignement pris auprès de
ce grand coeur épris de partage, il s'agirait d'une cousine indélicate qui aurait utilisé l'ordinateur de la dame en l'absence momentanée de celle-ci, lui aurait emprunté son pseudo et aurait
posté les dites grilles sur le forum. L'inconséquente a donc exposé sa cousine à son insu aux sanctions suivantes : "Concernant la mise à disposition de fichiers visant à violer les droits d'auteur, la peine encourue par le code pénal est de 300 000 euros d'amende et de 3 ans de prison (article L
335-2 du Code de la propriété intellectuelle)."
Le genre de cousine à enfermer dans le placard quand on s'absente, sous peine de se retrouver inscrite sur un forum
d'échangistes ou d'activistes néo-nazis. Je dois aller chercher mes enfants à l'école, mais j'ai vérifié que la cage de ma petite lapine était bien fermée. Trop peur qu'il lui prenne la fantaisie
de se connecter à ma place...
Mercredi 12 septembre 2007
Si comme moi vous avez déjà commandé vos broderies à une maison bien connue de vente à distance, vous avez reçu une lettre d'information qui contenait un lien
vous amenant à cette photo :

Mesdames, voici donc à quoi ressemble une brodeuse dans l'esprit du publicitaire à l'origine de la campagne. Je m'excuse par avance auprès de la délicieuse jeune
femme qui a servi de modèle au document, mais j'aurais quelques remarques.
J'adore l'expression spontanée de la brunette : "Chéri, c'est la nouvelle voiture, dans la cour ?!? Oh mon Dieu comme elle est grooooooosssse !!! Elle ne va jamais rentrer dans le garage !!!"
Regardez ses yeux méchants : ça fait tellement de fois qu'on lui dit de s'extasier la bouche grande ouverte qu'elle est prête à faire sauter les yeux du photographe à la petite cuillère...
Attention cependant à penser à la refermer, sous peine de séquelles irréversibles; la preuve en image :

Maintenant la tenue : encore une inspiration et les boutons du gilet sautent, menaçant de vous jaillir au visage et de fendiller votre écran - quand je brode je
me détends, donc je ne vais pas forcément mettre des hauts deux tailles en dessous de ce qu'il me faut, avec le bustier garance qui va bien avec et le petit collier noir brillant - ou alors
c'est que la voiture dans la cour est vraiment très grosse. Donc la brodeuse exsude l'intelligence, mais également la rapacité : les doigts ont été allongés de plusieurs
centimètres - si elle pose son menton sur le bas de sa paume, le bout de ses doigts atteint le sommet de son crâne, faites l'essai - je ne sais pas vous, mais moi j'arrive péniblement au
milieu de mon front... C'est pour mieux empocher les sous, mon enfant ! Admirez également le talent de l'infographiste qui a mis les faux chèques dans les mains de Louravie, cela vaut le
détour.
On arguera qu'au moins ça rajeunit l'image de la brodeuse ("Ah ouais, c'est sympa ce que tu brodes; j'aime bien le canevas, ma mère en faisait quand elle y voyait encore !"). Soit. Ça ne me
console pas.